Général NICOLET

Animateur d'Oeuvres Sociales

(1880-1961)

Pierre NICOLET, né le 8 octobre 1880 à Saint Aubin d'Aubigné s'engage dans l'infanterie à l'âge de 18 ans, le 8 octobre 1898. A force de persévérance et de travail, il parvient à franchir tous les échelons de la hiérarchie. En 3 ans, il passe du grade de simple soldat à celui de Sergent, et intègre l'école d'officier de Saint-Maixent.

Son rang, obtenu grâce à un labeur de tous les jours, lui permet de choisir son affectation. Ainsi, Pierre NICOLET part servir en Afrique où il est Sous-Lieutenant du 1er Régiment de Tirailleur Algérien, puis passe Lieutenant, le 1er avril 1905.

De retour en métropole, Pierre NICOLET intègre la prestigieuse Garde Républicaine et se fait remarquer par son zèle, qui lui vaut deux citations à l'ordre de l'Armée. Nommé‚ Capitaine dès le début de la Première Guerre Mondiale, Attaché‚ à la Prévauté de la 5ème Armée, il y passe toute la campagne qu'il achève avec la Croix de Guerre et avec le rang de Chevalier de la Légion d'Honneur.

Après l'Armistice, Pierre NICOLET intègre, en tant que Chef d'Escadron, la Gendarmerie, où il sert à Saint-Lô, dans le Loir-et-Cher et en Mayenne. Avant d'être promu Colonel en 1934, il réintègre la Garde Républicaine. En poste à Bordeaux, Pierre NICOLET est promu Général de Brigade le 29 septembre 1937.

Appelé une seconde fois pour défendre son pays, Le Général NICOLET participe à la Campagne de France, et est fait prisonnier, le 23 juin 1940, alors qu'il combat dans le massif des Vosges. Il n'est libéré qu'après une longue année de détention dans la forteresse allemande de Koeningstein.

C'est alors qu'il revient dans sa Bretagne natale, à Rennes. Le Général NICOLET, après avoir quitté‚ le service actif, décide alors de mettre son temps au service des autres, notamment de ses anciens camarades de détention. Ainsi, il officie au Centre d'Entraide des Prisonniers, à la Délégation Départementale de la Croix-Rouge, au Comité‚ Départemental Diocésain du Secours Départemental du Secours Catholique...

Le Général Pierre NICOLET décède le 30 janvier 1961, en son domicile du 12, rue des Francs Bourgeois.

Le Conseil Municipal du 8 Mars 1962 donnera son nom à la rue qui joint le Boulevard Clémenceau au Boulevard de l'Yser.

Henri FREVILLE

Henri FREVILLE(1905-1987)

Artésien d'origine, Henri Fréville est né à Norrent Fontes (Pas de Calais), le 4 décembre 1905.

Fils d'un instituteur et benjamin d'une famille de trois enfants; il a fait ses études secondaires à Boulogne et Lille et ses études supérieures à la Sorbonne.

Il se marie dans le Pas de Calais en 1932, année de son affectation au Lycée Chateaubriand à Rennes, où il enseigne en qualité de professeur agrégé d'histoire. Deux enfants naîtront de son union.

Mobilisé en septembre 39, il participe à la campagne de Flandre; fait prisonnier à Dunkerque le 4 juin 1940, il est rapatrié en mars 43 et entre en contact avec un membre actif du Comité Général d'Etudes, organe politique de la Résistance créé en 1942 à l'initiative de Jean Moulin et qui a pour mission de préparer les mesures législatives et administratives qui doivent être appliquées dans la libération du territoire.

Réfugié à Romillé avec sa famille après les bombardements de l'été 1943, il reçoit au presbytère de la commune documents et visiteurs.

La nécessité s'impose de désigner des responsables dans différents secteurs et notamment celui de l'information. Vers la mi-juillet 44, Henri Fréville est désigné comme "délégué à l'information" et met en place un réseau de responsables. C'est ainsi que le 4 août, jour de la Libération de Rennes, les autorités françaises purent prendre la direction de l'administration.

Docteur ès Lettres en 1952, Henri Fréville a été de de 1949 à 1971, maître de conférence puis professeur d'Histoire moderne à la Faculté des Lettres de Rennes, devenue en 1969 Université Rennes 2 Haute Bretagne; il est le fondateur de l'Institut Armoricain de Recherches Historiques.

Elu Maire de Rennes en 1953, Henri Fréville a présidé le Conseil Général d'Ille et Vilaine de 1966 à 1976; député de 1958 à 1968 et Sénateur d'Ille et Vilaine de 1970 à 1977, il a été vice-président de l'association des Maires de France.

Auteur de nombreux ouvrages, il a également publié des articles relatifs à l'Histoire du XVIIIè siècle, l'urbanisme et l'économie urbaine contemporaine.

Docteur Honoris Causa de l'Université d'Exeter et du Collège américain de Sainte Catherine il a reçu, en 1955, le grand prix Gobert de l'Académie Française et le prix des Ecrivains du Grand Ouest, en 1985, après la parution de son dernier ouvrage "Archives Secrètes de Bretagne, 1940-1944"

Officier des Palmes Académiques et Chevalier de la Légion d'Honneur, Henri Fréville est décédé le 15 juin 1987.

Le 10 mai 1993 ,l'avenue de Crimée est devenue Avenue Henri Fréville.

Louis et René MOINE

Héros de la Résistance

Louis Moine, né le 4 août 1922 à Rennes. Résistant à Clermont-Ferrand, recherché par la police il quitte cette ville pour venir en Ille-et-Vilaine. Nommé chef de secteur dans le réseau de résistance OSCAR. il participe à plusieurs parachutages ainsi qu'à plusieurs missions périlleuses. Il est nommé Lieutenant en juin l944. Arrêté par la Gestapo, il subit la torture et préfère la déportation plutôt que de livrer ses camarades. Louis Moine sera envoyé à Hanovre-Stoken où il décédera le 15 mai 1945.

René Moine, né le 3 septembre 1924 à Rennes. Il suit le même chemin que son frère et entre dans le même réseau OSCAR. Il participe également à plusieurs parachutages et missions périlleuses et sera nommé sous -lieutenant. René Moine sera interné du 30 Novembre l943 jusqu'au 22 Janvier 1944. Déporté le 23 janvier au camp de concentration de Klossembourg (Allemagne), il y décédera le 7 février I 945.

Imaginons ce que fut le calvaire de ces deux résistants déportés vers les camps de la mort. Après plusieurs jours de voyage, entassés dans des wagons à bestiaux, plus d 'une centaine par wagons, sans eau ni nourriture, debout serrés les uns contre les autres, morts et vivants ils arrivèrent enfin.

(article rédigé par Marcel Couethuan pour l'Echo des Champs de Juin 1996)

Yves Noël

Yves NOEL(1886-1968)

La Passion du Bel Canto.

En 1886 à Argentré du Plessis, naquit au foyer de M. et Mme DURAND, un garçon, troisième d’une famille de sept enfants. Il fut prénommé YVES. Le jeune Yves fréquentera l’école des «Frères quatre bras» et chantera à la Chorale paroissiale. Un ensemble de circonstances, le dirigera peu à peu vers son épanouissement vocal, qui devint bientôt le but de sa vie.

A la chorale, sa voix de soprano va, vers ses quinze ans se muer en baryton, au timbre original. Le certificat d’études en poche, pas question pour Yves de poursuivre les études ; il y a les frères et sœurs… Ensuite Yves part en compagnie de ses deux frères aînés, en Belgique et en Hollande, pour que ceux-ci y poursuivent leurs études de missionnaires. Au retour il annonce : « Je veux être chanteur et aller à Paris ».

Opposition formelle de son père, soutien discret de sa mère. Deux ans de métiers divers l’amènent à 18 ans où il s’engage dans le 41ème Régiment d’Infanterie à Rennes (Unité renommée pour sa musique militaire, dont le chef d’Orchestre n’est autre que le père de la célèbre Ginette NEVEU).

Il se fait entendre aux concerts que donne la Musique Militaire au kiosque du Thabor. Sa future carrière commence à se dessiner. En 1907 c’est le conservatoire de Rennes où en 1908 il obtient le second prix et où il est félicité par le maire de l’époque Monsieur JANVIER. Puis, c’est le départ pour Paris.

Saint Augustin lui donnera son premier engagement. A cette époque CARUSO triomphe à l’Opéra. Yves poursuivra par la Madeleine où il remplacera le baryton FAURE, ayant remporté le concours. Ces étapes dans le chant religieux vont naturellement l’amener vers le conservatoire de Paris. Il chantera au mariage de la fille du Président FALLIERES

C’est aussi à ce moment, qu’Yves DURAND devient Yves NOËL

Un 8 novembre il épouse une amie d’enfance Cécile MORLIER, mariage célébré par Monsieur JANVIER. Son épouse l’aidera sans relâche tout au long de sa carrière et lui donnera 3 enfants.

Baryton ou Ténor ? le choix s’impose pour Yves. Ce sera baryton.

Engagé dans les chœurs de l’Opéra, il y côtoie CARUSO dans la "Fille du Far West", il bénéficie des conseils de la grande vedette. En 1913 il obtiendra des premiers prix d’Opéras. C’est aussi l’année où il aura un fils.

Le 2 mars 1914, voit les débuts d’Yves NOËL à l’Opéra dans FAUST, puis le succès allant grandissant il chantera dans SAMSON et DALILA et dans ROMEO et JULIETTE.

La guerre est là et Yves se retrouve au Théâtre des Armées. A l’Armistice, il chantera «La Marseillaise» au balcon de l’Opéra suivi par 100.000 personnes.

1924, verra sa rupture avec l’Opéra, il chantera un peu partout en France, Strasbourg, Rennes, Marseille, etc… Le disque qu’il fait de ses airs interprétés en scène participe aussi à son grand succès, ainsi que ses nombreuses créations. La guerre terminée Yves NOËL poursuit sa carrière qu’il va clore à Nice, en avril 1955 avec Othello et José LUCCIONI. Dernière apparition officielle en 1963 dans le Roi d’Ys à Rennes pour son 75ème anniversaire et ses 50 ans de chant.

En 1968 s’est tue à jamais la voix de l’Artiste. Il repose auprès de son épouse dans le cimetière d’ARGENTRE DU PLESSIS.

(Ce texte est extrait de la revue d’information LE LIEN, de l’Association des Amis de l’art lyrique. Il a été réalisé par notre ami André Chaussonnier ).

Le Conseil Municipal du 19 décembre 1977, a décidé de donner le nom d’Yves NO£L, à la voie Nord Sud, partant du Boulevard de l’Yser et aboutissant Boulevard Albert 1er.

Georges Guynemer

Georges GUYNEMER(1894-1918)

Voici donc la vie de Georges Guynemer, aviateur français tombé à l'ennemi le 11 septembre 1918, après avoir abattu 54 avions.

Né le 24 décembre 1894, il entra dans l'aviation le 21 novembre 1914, prit l'air en février 1915 et le 8 juin fut affecté comme caporal pilote à l'escadrille "M.S.3 Capitaine Brocard".

Fn juillet, dans un avion équipé d'une mitrailleuse montée sur un afffût rigide, il abattit un avion ennemi, ce qui lui valut la médaille militaire. Cinq mois plus tard une nouvelle victoire était portée a son actif.

Dans les semaines qui suivirent, il sema la terreur dans le ciel en abattant plusieurs avions allemands, les 5, 11 et 14 décembre. Ce dernier jour, son appareil fut criblé de balles par un Fokker, il s'effondra sur le sol à l'atterrissage. Mais Guynemer était sauf; il reçut la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur, à Noël 1915, pour son 21eme anniversaire.

Il vola au dessus de l'enfer de Verdun où il fut descendu. Sérieusement blessé, deux balles dans le bras gauche, un fragment d'aluminium de son pare-brise dans la mâchoire, plusieurs contusions au visage et au cuir chevelu... mis au repos pendant six semaines, il fut nommé sous-lieutenant, puis reprit l'air. Touché de nouveau, il put regagner sa base.

Le 27 juillet 1916, Guynemer livra un combat épique à trois Fokkers et à sept albatros allemands venus à la rescousse. Son avion fut touché quatre vingt six fois, une balle traversa le dossier de son siège, une autre vint se loger dans un de ses gants,sans lui faire la moindre égratignure. Cette année 1916 se termina avec 25 victoires et le titre d'As des As.

Les jours et les mois passaient dans des combats aériens acharnés.

En février 1917, il en était à son trente et unième avion abattu.

Il fut nommé Capitaine par le Président Poincaré, qui lui remit la Croix de Saint Georges, que lui avait accordé le Tsar de Russie. Juste avant la cérémonie, Guynemer partit en patrouille et abattit trois nouveaux appareils. Le ler mai, il avait ses 37 victoires, et de nouveau le ciel s'embrasa d'avions en feu, tombant comme des pierres, détruits après d'âpres combats. Le 28 juillet, il atteignit le chiffre de 50. Son prestige devint immense sur le front. Dans l'armée de l'air allemande, la peur s'installait du côté des pilotes, devant cet avion français qui les harcelait jusqu'à leur destruction, et toujours, le tableau de chasse de Guynemer augmentait... jusqu'à 54.

Le 11 septembre 1917, ce fut le drame, l'As des As prit l'air et ne revint jamais. Sa disparition resta mystérieuse jusqu'au jour où les allemands relatèrent les circonstances de sa mort.

Retrouvé au pied de son appareil détruit, une balle l'avait atteint en plein front, une autre avait arraché l'index de sa main gauche, un bras et une jambe fracturés...

Ce même jour, un terrible bombardement bouleversa le secteur, Guynemer et son avion "Le Vieux Charles" s'enfoncèrent dans le sol argileux. L'As des As avait disparu. Un communiqué allemand annonça sa mort le 16 septembre à 8 heures du matin. Le 18 octobre 1917, était cité à l'ordre de la Nation, "Le Commandant de L'escadrille des Cigognes Georges Guynemer, héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire, restera le plus pur symbole de sa race". Cette citation sera lue sur les terrains d'aviation à chaque anniversaire de sa mort, le 11 septembre. Sa devise ' Faire Face " est devenue celle de l'Ecole de l'air.

Son avion ne sera pas retrouvé, le héros légendaire est resté dans son ciel de gloire.

La rue Georges Guynemer est une rue trés agréable et calme. Elle est située au nord-ouest de notre quartier, entre l'Eglise Saint-Yves et l'ensemble sportif de Bréquigny. La présence d'un café, lieu de convivialité, apporte sa part d 'animation à cette rue. Cette rue fut "baptisée" le 27 octobre 1938.

Les plus anciens résidents de la rue, se souviennent avoir 'vu des chevaux broutant dans les prairies encore existantes... Ces chevaux appartenaient à un marchand de la rue de Nantes qui en faisait commerce.

(d'après un article de Marcel Couethuan pour l'Echo des Champs de Février 1998)

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